Le Club BSC Athlétisme

Les mots de Jean-François POLCHI
 POURQUOI ET COMMENT DEVENIR OFFICIEL ?
 


Nous avons besoin de vous !

Non ce n'est pas une blague, athlète ou parent, il vous est possible de vous rendre utile, par exemple en devenant officiel pour les compétitions. Derrière ce mot se cachent plusieurs réalités, mais j'y reviendrai dans ce papier : ce peut être quelqu'un avec la belle veste FFA et les chaussures brillantes mais aussi tout simplement quelqu'un qui donne un coup de main à ratisser la fosse de saut en longueur pour un concours auquel son enfant participe. La différence entre les deux, c'est un diplôme certes, mais il y a la même volonté de se rendre utile pour la collectivité, c'est relativement rare pour en parler.

Nous avons besoin de vous : tout d'abord parce que proposer des officiels est une obligation pour un club qui présente des athlètes à une compétition. Un club doit fournir un officiel pour 5 à 10 athlètes et suivant le niveau de la compétition il est également requis que l'un ou plusieurs d'entre eux soient diplômés régional (voire national). Des sanctions sont applicables lorsqu'un club ne répond pas à ses obligations : refus d'engagement des athlètes, pénalités en points lors des compétitions par équipes, sanctions financières.

Nous avons besoin de vous : ensuite parce qu'une compétition d'athlétisme est "gourmande" en officiels. On a tous un jour ou l'autre râlé après une compétition qui s'éternise accumulant retard sur retard. La maladresse génétique des organisations en Midi-Pyrénées (le fameux quart d'heure toulousain) est une des premières raisons, le manque d'officiels, une raison majeure : un concours de saut en longueur avec 4 officiels c'est l'idéal (un à l'appel, un à la pique, un à la mesure et un au râteau), à 3 ça devient plus difficile à gérer et la compétition durera plus longtemps, à 2 c'est la galère pour tout le monde, les officiels qui jurent qu'on ne les y reprendra plus, les athlètes qui s'énervent parce que le concours a une heure de retard et qu'ils ne savent plus où ils en sont de leur échauffement et les parents qui décidément trouvent qu'il n'y a que des incompétents à l'organisation. Or, toutes disciplines confondues une compétition rondement menée c'est au bas mot une cinquantaine d'officiels à trouver à chaque fois. Quand il n'y en a que vingt il faudra compter avec certitude sur une compétition qui s’éternise …

Nous avons besoin de vous : le corollaire du paragraphe précédent c'est que ce sont toujours les mêmes qui s'y collent et que ce n'est pas normal. Plus il y a d'officiels possibles dans un club, plus la charge sera répartie, plus ce sera acceptable d'avoir un ou deux week-ends d'astreinte. Être membre d'un club ce n'est pas seulement venir demander le remboursement des frais de déplacement ou rouspéter quand le club n'a pas fait les inscriptions à telle ou telle compétition, c'est également accepter les contraintes que le club dans son ensemble doit supporter, et la mise à disposition d'officiels en est une.

Mais être officiel ça consiste en quoi ? Les "métiers" dans une compétition sont nombreux du fait des différentes disciplines pratiquées en athlétisme (courses, lancers, sauts).
Pour les courses on a besoin : d'un starter (poste en général réservé à quelqu'un ayant une certaine expérience), de juges à l'arrivée pour classer les arrivants, et enfin de chronométreurs manuels pour doubler le chronométrage électrique en cas de panne de celui-ci. Le chronométrage nécessite un certain apprentissage, par contre être juge à l'arrivée est à la portée de tous quoique le poste soit difficile dans les courses de sprint où les arrivées sont assez serrées.

Pour les sauts et les lancers on a besoin : d’un responsable d'atelier en charge de l'appel des compétiteurs et de l'inscription de leurs performances, de mesureurs/marqueurs (1 à la chute de l'engin ou à la réception d'un saut et 1 à la mesure), de ratisseurs pour le saut en longueur et le triple-saut, de personnels pour les montées de barre au saut en hauteur et au saut à la perche. Bref pas de difficulté majeure, et toutes les compétences peuvent y trouver leur emploi. Une fois décidé plusieurs possibilités peuvent alors s'offrir à vous :

S'il s'agit d'une aide occasionnelle, pas de diplôme requis. Vous le faites savoir le jour de la compétition aux entraîneurs présents (si vous le faites savoir avant c'est encore mieux, ça permettra de planifier les "astreintes") et vous serez rattaché à un atelier. Il y aura toujours quelqu'un pour vous guider pour une première "participation".

S'il s'agit d'une volonté plus marquée d'aller vers une participation régulière il y a possibilité de suivre des formations, sanctionnées par un examen pour le niveau régional. Il faut savoir qu'un club se doit de présenter des officiels de niveau régional pour les compétitions régionales senior par équipe par exemple sous peine de sanction.

Enfin si votre vocation est affirmée vous pourrez continuer vers les niveaux nationaux et internationaux, mais c'est une autre histoire. Une dernière information : officiel on n'en fait pas un métier, même au niveau national et international. C'est donc toujours du bénévolat.

Les mots de
J-F POLCHI


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Les officiels